Enfance et violence : la part des institutions publiques

Publié le 19 novembre 2019

Dans son rapport annuel, le défenseur des droits fait le constat que les violences subies par les enfants sont insuffisamment prises en compte au sein des institutions publiques, malgré une progressive prise de conscience. Il souligne aussi que ces institutions induisent elles-mêmes des violences à l’égard des enfants qu’elles accueillent et prennent en charge.

Pour ce qui concerne l’Éducation nationale, le défenseur des droits est ainsi régulièrement saisi de situations dans lesquelles des enfants et adolescents se disent victimes de harcèlement, qu’il s’agisse d’agissements d’un pair ou d’un enseignant. Il constate également que les violences commises par des professionnels sont souvent banalisées ou minimisées.

Le défenseur des droits formule plusieurs recommandations portant sur le système éducatif, notamment :

  • l'inscription dans le code de l’éducation de l’interdiction de tout châtiment corporel ou traitement humiliant à l’égard de l’enfant ;
  • l’organisation effective et régulière, dans les lieux accueillant des enfants, d’actions de lutte contre les stéréotypes et de sensibilisation au vivre ensemble ;
  • la formation de tous les professionnels de l'éducation au repérage du harcèlement scolaire, à l’utilisation des dispositifs permettant de prévenir et de lutter contre le harcèlement et la prise en compte des besoins particuliers des élèves handicapés.

Consultez le rapport annuel sur les droits de l'enfant 2019 ainsi que sa synthèse.

Prenez également connaissance des 22 mesures pour en finir avec les violences faites aux enfants annoncées par le Gouvernement le 20 novembre 2019.

Source : Défenseur des droits.