L'établissement scolaire : monastère, agora, forteresse ou noeud d'échanges ?

Publié le 22 janvier 2021

En quoi la géographie des établissements scolaires, en particulier celle de leurs limites, reflète-t-elle les conceptions de l’éducation et des modalités d’apprentissage ?

Cet article propose une réflexion sur l’articulation contemporaine entre l’intérieur et l’extérieur, articulation entre les établissements scolaires comme espaces physiques où circulent divers acteurs et diverses données, et les environnements de ces établissements.
À partir des diverses modalités de fonctionnement des limites scolaires, Pascal Clerc, professeur des universités à Cergy Paris université, identifie quatre modèles spatialisés :

  • l'école fermée sur elle-même (le monastère) ;
  • celle ouverte sur le monde extérieur (l'agora) ;
  • le lieu d'apprentissage barricadé pour éviter les intrusions (la forteresse) ;
  • l'établissement tenant de l'un de ces modèles mais bouleversé par l'irruption du numérique (le nœud d'échanges).

Tous ces modèles affirment l’école comme un lieu spécifique qui ne relève ni de la sphère privé, ni de la sphère publique, mais un «lieu transitionnel» (Prairiat, 2013) qui permet en quelque sorte de passer d’une sphère à l’autre. Ce qui distingue ces modèles, c’est –à travers la question de l’ouverture et de la fermeture– la manière d’assurer cette transition.

>> Consulter l'article de Pascal Clerc Monastère, agora, forteresse ou nœud d’échanges. Quatre modèles pour définir les relations entre les écoles et leurs environnements (janvier 2021).

Source : Géoconfluences