L'investissement scolaire des élèves du second degré durant le 1er confinement

Publié le 25 novembre 2020

Cette note de la DEPP dresse un état des lieux de la manière dont les collégiens et lycéens ont travaillé dans le cadre de la continuité pédagogique mise en place pendant la fermeture des établissements scolaires de mi-mars à mi-mai 2020. Comment se sont-ils organisés ? Quelle a été l’implication de leur famille ? Quelles sont les disparités scolaires et sociales qu’on peut observer entre les élèves face à cette continuité pédagogique ?

Les résultats de cette enquête montrent que près de 4 élèves du second degré sur 10 ont consacré en moyenne au moins 3 heures par jour à leur travail scolaire pendant le 1er confinement. Les élèves qui ont travaillé le plus sont plus nombreux parmi ceux qui, selon leurs parents, sont de bons ou excellents élèves. Les filles et les élèves de milieux très favorisés ont également travaillé davantage.
Outre la quantité, la nature du travail effectué a également différé, selon le niveau scolaire. Un quart des élèves du second degré a été entièrement autonome pour travailler et parmi ceux qui ne l’étaient pas, la majorité était aidée par la famille. En l’absence d’autonomie, l’accompagnement des parents dans la réalisation du travail scolaire a été plus fréquent :

  • chez les élèves ayant des difficultés scolaires (92 %) que chez les élèves d’excellent niveau (79 %) ;
  • chez les garçons (69 %) que chez les filles (58 %) ;
  • dans une moindre mesure chez les élèves de milieu favorisé (89 %) que chez ceux de milieu défavorisé (81 %).

Par ailleurs, à niveau scolaire équivalent, les parents d’élèves de milieu très favorisé déclarent moins souvent que le travail scolaire a été utile à leur enfant que ceux des élèves de milieu favorisé.
Consultez la note d'information n° 20.42 (novembre 2020).


Source : DEPP