Présentation des communications-recherche du colloque Continuum SCO-SUP, le pilotage Bac -3/+3

Mis à jour le 11 mai 2022

Dans le cadre du colloque, doctorants, post-doctorants, ingénieurs de recherche, maîtres de conférences ou professeurs des universités communiqueront sur leurs sujets d’étude ou de recherche. Ces communications relèvent de plusieurs champs disciplinaires : sciences économiques, sociologie, sciences de l’éducation, sciences de gestion et RH, psychologie, etc.

Poster scientifique

Poster pédagogique colloque L'éducation à l'orientation à l'épreuve du partenariat

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L'éducation à l'orientation à l'épreuve du partenariat. Le cas du territoire des Pays de la Loire

  • Chloé PANNIER, doctorante en sciences de l’éducation et de la formation (sous la direction de Christophe Michaut), université de Nantes - centre de recherche en éducation de Nantes (CREN)
     

Résumé : depuis plusieurs années, l’orientation n’a de cesse de faire l’objet de réformes, de lois et de préconisations avec comme objectifs communs l’idée d’améliorer à la fois l’accès à l’information et sa qualité, mais aussi de lutter contre les inégalités et l’autocensure des jeunes dans le processus d’orientation. Toutefois, le récent rapport annuel de l’IGÉSR (2020) portant sur "l’orientation de la quatrième au master" souligne le caractère paradoxal de ces mesures qui, en voulant agir sur les problèmes qu’elles tentent de combattre, ont parfois pour effet de les renforcer. En outre, l’orientation souffre encore de lacunes que l’on trouvait déjà mises en évidence dans un décret du 12 février 1973 (Duru-Bellat & Perretier, 2007). Parmi ces lacunes, nous pouvons notamment citer le défaut de coordination des différents acteurs qui concourent à l’accompagnement à l’orientation (CNESCO, 2018 ; IGÉSR, 2020 ; Berthet, 2021), ainsi que leur manque de formation (CNESCO, 2018 ; IGÉSR, 2020), ou bien encore "l’insuffisance et, quand elle existe, la médiocre pertinence de l’éducation à l’orientation" (CNESCO, 2018).

 Communications-recherche

Comment le PIA 3 ACORDA a prévu une recherche participative visant la professionnalisation des acteurs de l’orientation ?

  • Naïma MARENGO, ingénieure de recherche, directrice du SUIO-IP de l’INU Champollion, UMR EFTS, université de Toulouse 2 Jean Jaurès
  • Sabrina LABBÉ, maître de conférences HDR, UMR EFTS, université de Toulouse 2 Jean Jaurès

Résumé : l’université fédérale de Toulouse Midi-Pyrénées s’est vue lauréate de l’appel à projets PIA 3 TIP DTOES  en 2019 et déploie depuis, dans un partenariat d’envergure, le projet ACORDA . Nous donnerons à voir certains éléments de la genèse du projet et l’intérêt qu’une dimension recherche participative inscrite en sciences de l’éducation et de la formation peut représenter dans un tel projet. Nous souhaitons en effet observer, à travers l’émergence de ces nouvelles formes d’innovations sociales, comment et à quelles conditions elles peuvent aussi servir la professionnalisation des acteurs. Pour ce faire, la problématique de recherche s’appuie sur l’étude des dynamiques représentationnelles qu’occasionne ce type de projet. Nous présenterons la dimension scientifique du projet qui intègre une évaluation externe, ciblée sur l’étude des effets du dispositif sur les transitions des jeunes (Blanchard et al., 2021 ; Jellab, 2011 ; Lemistre, 2021). Et une évaluation interne celle que nous  portons et qui, dans une visée participative tend à étudier les changements de représentations sociales opérés par les dispositifs participatifs (Labbé, 2021 ; Labbé & Vidaller, 2019).

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Co-agir dans les dispositifs d’orientation en territoires d’éducation prioritaire : enjeux de représentations, de ressources, de proximité et de positionnement

  • Carine MIRA, doctorante, sciences de l'éducation et de gestion. PhD candidate - learning sciences and management

Résumé : les dispositifs d’orientation sur les territoires en éducation prioritaire sont envisagés ici par les sciences de l’éducation et de gestion pour proposer une étude liant deux disciplines qui le sont rarement. Nous étudions les consortiums d’acteurs pour comprendre leurs effets sur les parcours d’orientation des jeunes. Les politiques d’éducation prioritaire mettent en réseau les acteurs publics, associatifs et privés pour accompagner les trajectoires des jeunes. Ces relations sont envisagées dans une analyse multi-niveaux (intra-, inter-, organisationnel). La gouvernance en place pose les proximités, les ressources, les reconnaissances et les représentations comme enjeux qui induisent les positionnements des acteurs.

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Recherche-action participative : postures parentales et accompagnement à l’orientation

  • Kimberley BRIOUX, maître de conférences en psychologie du développement, laboratoire de psychologie et d’ergonomie appliquées, université de Paris
  • Laurent SOVET, maître de conférences en psychologie différentielle, laboratoire de psychologie et d’ergonomie appliquées, université de Paris

Résumé : s’orienter revient à s’engager dans un processus co-construit dans les interactions entre la personne et les multiples contextes dans lesquels elle évolue (Vondracek et al., 2014). À ce titre, le contexte familial occupe une place centrale au sens où les parents, en tant que référents identitaires privilégiés auprès desquels les jeunes recherchent conseil et soutien, représentent des interlocuteurs privilégiés dès lors qu’il s’agit d’aborder des questions importantes, comme celles relatives à leur devenir (Keller & Whiston, 2008).
Ce projet de recherche-action participative vise à identifier les représentations et les besoins des parents en matière d’accompagnement à l’orientation de leur enfant. Dans un premier temps, un recueil de données qualitatif sera mis en place.

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Conditions d’évaluation d’un projet d’aide à l’orientation vers le supérieur

  • Julien BOURGEADE, doctorant depuis le 1er septembre 2021, financement de la thèse dans le cadre du PIA 3 "Dispositifs territoriaux pour l’orientation vers les études supérieures", projet "À vous le sup" porté par l’université de Lille.

Résumé : quelles sont les conditions pour évaluer un projet d’aide à l’orientation vers le supérieur ? En s’appuyant sur l’exemple du dispositif d’aide à l’orientation "À vous le sup’" développé dans le cadre du PIA 3, cet article se propose de répondre à cette question par la description du processus de construction du protocole d’évaluation. Après avoir présenté les éléments de la littérature académique qui permettent de problématiser le concept d’orientation, ces référents théoriques mobilisés pour produire un protocole d’évaluation adapté aux propres conditions d’exercice du dispositif "À vous le sup’".

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Quel accompagnement à l’université pour quelle expérience étudiante en orientation ?

  • Patricia DOS SANTOS, équipe de recherche travail, ergonomie, orientation et organisations (TE20), laboratoire parisien de psychologie sociale (LAPPS, EA 4386), université Paris-Nanterre

Résumé : l’accompagnement en orientation à l’université est devenu un enjeu majeur tant du point de vue des étudiants que de celui des institutions et des acteurs politiques de l’enseignement supérieur, chacun étant soumis à son niveau aux défis de la démocratisation universitaire et du développement de nouvelles compétences telles que celles à s’orienter tout au long de la vie (Masdonati, Bangali & Cournoyer, 2016). L’accompagnement en orientation proposé par les établissements se veut adapté à la fois aux moments du parcours et aux problématiques particulières d’un public hétérogène. Mais remplit-il les objectifs qu’il se fixe aux yeux des étudiants ? Cette étude a pour but de mieux comprendre comment les étudiants investissent les activités qu’on leur propose, quel sens ils leur donnent et comment, à partir de là, ils construisent leur expérience en orientation en engageant leur propre devenir.

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La réforme Parcoursup tient-elle ses promesses ?

  • Alban MIZZI, doctorant en sociologie, université de Bordeaux, centre Émile Durkheim UMR 5116

Résumé : à travers notre approche longitudinale cette contribution montre comment les lycéens remettent leur confiance au processus en doute lorsque les listes d’attente rebattent les cartes. La lenteur corolaire à Parcoursup eu égard des listes d’attente, se révèle anxiogène et révélatrice des limites de la procédure. En cela, cette contribution pose les jalons d’une "sociologie de Parcoursup" à travers laquelle sont soulignés les effets pervers d’une procédure pavée de bonnes intentions qui, finalement, cristallise pléthore d’inégalités qui lui précèdent.

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L’accompagnement à l’orientation au lycée : diversité du pilotage, des acteurs impliqués, des mobilisations et des modalités d’action

  • Carole DAVERNE-BAILLY, maître de conférences habilitée à diriger des recherches, porteur de la recherche ORLYSUP, université Rouen Normandie, UFR sciences de l’homme et de la société, centre interdisciplinaire de recherche normand en éducation et formation (CIRNEF EA 7454)
  • Yong LI, ingénieur d’études recruté dans le cadre de la recherche ORLYSUP CIRNEF, université Rouen Normandie

Résumé : cette proposition de communication porte sur l’accompagnement à l’orientation au lycée, en saisissant les effets conjugués de la réforme du lycée et de la loi ORE. Elle articule enseignements secondaire et supérieur, ces deux segments du système éducatif étant souvent cloisonnés dans les recherches, alors que les expériences d’orientation chevauchent les ordres d’enseignement. Trois enquêtes réalisées dans le cadre d’enseignements de sociologie de l’éducation et de méthodologie de la recherche, avec des étudiants de master. Plus de 100 entretiens semi-directifs menés auprès de proviseurs, conseillers principaux d’éducation (CPE), psychologues de l’éducation nationale (psy-EN), enseignants et professeurs-documentaliste. Les résultats montrent que les dispositifs d’accompagnement à l’orientation se déclinent différemment dans les établissements enquêtés, selon les priorités affichées par les équipes de direction. Les différences observées (autoriser une liberté de choix d’enseignements de spécialité en raison de risques limités versus réduire les choix d’enseignements de spécialité afin d’ouvrir les possibles) font sens localement, au sein de chaque établissement qui s’adapte en fait aux caractéristiques du public, aux attentes des familles et des autorités éducatives.

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Être accompagné et construire un parcours de formation du lycée à l’université : point de vue, ressenti et vécu des néo-bacheliers

  • Carole DAVERNE-BAILLYmaître de conférences habilitée à diriger des recherches, porteur de la recherche ORLYSUP, CIRNEF
  • Claudie BOBINEAU, ingénieur d’études, CIRNEF
  • Yong LI, ingénieur d’études recruté dans le cadre de la recherche ORLYSUP CIRNEF, université Rouen Normandie

Résumé : la persistance des inégalités d’orientation qui expliquent en partie les inégalités de réussite à l’université (a conduit à la mise en œuvre d’actions institutionnelles, dont la réforme du lycée et la loi orientation et réussite des étudiants. Celles-ci visent à permettre à chacun de s’orienter au mieux, les acteurs des établissements d’enseignement devant mettre en œuvre des dispositifs d’accompagnement et d’information, dans un contexte de diversification et de complexification des parcours. Si l’intérêt porté aux lycéens et étudiants apparaît nettement dans ces deux réformes, qui postulent une capacité égale des jeunes à appréhender les dispositifs, les informations et plus généralement à construire un parcours de formation, les interrogations relatives à la manière dont ils font l’expérience du changement demeurent toutefois rares. Reprenant une démarche compréhensive, notre communication porte sur la construction d’un parcours de formation, du lycée à l’enseignement supérieur, dans un contexte de changement des politiques éducatives. Elle prend appui sur deux enquêtes de terrain, réalisées dans le cadre d’enseignements de sociologie de l’éducation et de méthodologie de la recherche, avec des étudiants de master.

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Appréhension des besoins de l’écosystème du lycée par des méthodes mixtes et mise en pratique d’une première action

  • Guillaume PÉPIN, Living Lab ActivAgeing (LL2A), LIST3N, université de technologie de Troyes (UTT), Troyes

Résumé : le projet PIA-TIP "AILES" (Accompagnement à l’Intégration des Lycéens dans l’Enseignement Supérieur) vise à assurer une meilleure orientation et intégration des lycéens dans l’enseignement supérieur, quels que soient leurs origines, leurs parcours, leurs compétences et leurs projets, et favoriser ainsi leur épanouissement dans les études et leur insertion professionnelle. Les adolescents sont particulièrement sensibles à la baisse de l'estime de soi (Alsaker & Kroger, 2020). Cela tend à entraîner des affects négatifs (Macalli et al., 2021), des freins à la motivation (Mann et al., 2004) voire des difficultés à construire un projet professionnel. La présente étude a cherché à explorer les liens entre l'estime de soi et les difficultés de construction de projets d'orientation professionnelle afin d’investiguer sur les problématiques rencontrées par les adolescents dans la construction de leur orientation scolaire. Les résultats démontrent le rôle primordial des adultes du lycée (professeurs, psychologues de l’éducation nationale) dans le projet d'orientation professionnelle.

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Effet des croyances implicites (mindset) des élèves de terminale sur leurs stratégies scolaires et choix d’orientation

  • Lucie FINEZ, enseignant chercheur en psychologie sociale, directrice du département de psychologie - responsable du Master 2 psychologie de la performance et du sport de Dijon, laboratoire Psy-DREPI, université Bourgogne Franche-Comté

Résumé : cette étude se centre sur la période charnière qu’est la transition entre le secondaire et le supérieur avec une grille de lecture centrée sur les croyances implicites des apprenants et de leurs enseignants. Il s’agit en effet d’une période clé où se décident l’orientation post-bac pour les lycéens et leurs enseignants, les premiers pas dans le supérieur et les dispositifs d’accueil ou de remédiations (tutorat, formation aux méthodes de travail, modules de remise à niveau, etc.). Cette approche offre l’originalité d’investiguer des croyances implicites nouvelles pouvant constituer des indicateurs puissants pour comprendre les choix d’orientation, la persévérance et la réussite à l’université.

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Devenir étudiant : attentes et craintes face à l’entrée à l’université

  • Lucie BONNEFOY, membre associée du laboratoire parisien de psychologie sociale, université Paris Nanterre
  • Isabelle OLRY-LOUIS, laboratoire parisien de psychologie sociale, université Paris Nanterre

Résumé : la recherche présentée a pour objectif de renouveler les travaux portant sur l’entrée à l’université en se centrant ici à la fois sur les phases de préparation et d’adaptation au moyen de méthodologies qualitatives, que ce soit par questionnaire auprès de lycéens (N=636) dont une partie en suivi longitudinal (N=27) ou par le biais d’entretiens avec des étudiants en première année (N=14). L’analyse des dynamiques motivationnelles et du vécu de la transition ont pu mettre en avant une certaine ambivalence quant à cette étape qui correspond à la fois à l’entrée dans l’enseignement supérieur et à l’entrée dans l’âge adulte.

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La transition post-bac des élèves en situation de handicap

  • Marie-Pierre TOUBHANS, doctorante en sciences de l’éducation et de la formation, Université Paris Nanterre et INSHEA (UR Grhapes)

Résumé : cet article a pour objectif de partager les résultats d’une étude exploratoire sur les parcours et la transition post-bac des élèves de terminale en situation de handicap relatifs à la compréhension et à l’utilisation des dispositifs et outils du processus d’orientation par les parents et élèves de terminale enquêtés. Il poursuit en présentant la recherche en cours dans le cadre d’un doctorat qui vise un suivi longitudinal afin de compléter ces premières données et permettre une vision rétrospective à n+1 et n+2 de cette transition. Ce travail permettra aussi de mesurer l’affiliation des jeunes en situation de handicap à leur nouvel environnement d’études, de travail et de vie.

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L’orientation scolaire en lycée à l’aune des territoires et des rapports de genre et de classe sociale, dans les pratiques professionnelles et partenariales. Une recherche en cours.

  • Florence LEGENDRE, MCF sociologue, centre d’études et de recherches sur les emplois et les professionnalisations, université Reims Champagne Ardenne
  • Djaouidah SEHILI, PU sociologue, centre d’études et de recherches sur les emplois et les professionnalisations, université Reims Champagne Ardenne

Résumé : il s'agit d'une recherche collective menée par un collectif de professionnels en établissement et de chercheurs du CEREP (centre d’études et de recherche sur les emplois et les professionnalisations) de l’université Reims Champagne-Ardenne (URCA). En sociologie de l’éducation, les inégalités d’orientation scolaires sont le plus souvent analysées à partir des cultures de classe (Bourdieu, 1967), des stratégies individuelles et familiales (Boudon, 1973 ; Van Zanten, 2008) et des dispositions sociales territorialisées (Alpe, 2014 ; Champollion, 2013) et genrées (Grelet, 2010). La question est moins souvent saisie à partir des pratiques professionnelles (Ben Ayed), qui peuvent elles-mêmes être distinguées selon les politiques sociales et territoriales. C’est dans cette perspective que l’on s’interrogera ici sur l’effet des réformes récentes sur l’offre de formation selon les territoires, voire selon les établissements, et sur les pratiques des professionnel.le.s, en particulier en ce qui concerne les lycées.

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