Les Assises de la formation continue - édition 2026

Mis à jour le 08 octobre 2026

Donner du sens à la formation continue pour les cadres
Dans un monde professionnel en profonde mutation, la formation continue s'impose comme un levier essentiel pour concilier aspirations individuelles et besoins collectifs. Elle contribue à construire des compétences durables, directement mobilisables dans l’exercice des métiers. Les Assises de la Formation continue des cadres, qui se tiendront du 19 au 21 octobre 2026, invitent à repenser collectivement le sens, les formats et la reconnaissance de la formation, afin d’en faire un outil inclusif, efficace et porteur de cohésion sociale. Rejoignez-nous pour co-construire l’avenir de la formation !

Présentation

Les Assises de la formation continue des cadres, édition 2026, constituent un espace de réflexion et d’action stratégique pour adapter la formation continue aux transformations des métiers et des organisations.

Inscrites dans un cycle de trois éditions, de 2026 à 2028, elles visent à installer une dynamique dans la durée, au service d’une transformation profonde des pratiques. À ce titre, les Assises entendent faire émerger des repères concrets pour concevoir des dispositifs de formation alignés sur les besoins des individus et des collectifs, en intégrant les enjeux managériaux, numériques et sociétaux.

 Objectifs

  • Redonner du sens à la formation continue, comme moteur d’engagement et d’émancipation ;
  • adapter les formats aux rythmes et aux besoins hétérogènes des apprenants, en combinant présentiel, distanciel, hybridation et en intégrant les formes technologiques nouvelles comme l’intelligence artificielle, tant dans la conception que la délivrance de la formation ;
  • valoriser et reconnaître les compétences acquises, qu’elles soient formelles, informelles ou expérientielles ;
  • construire une véritable écologie de la formation continue, conciliant standardisation et flexibilité, pour une formation inclusive et responsable.

Introduction aux Assises 2026 par Isabelle Barth, 
capsule vidéo 1 min 53 sec.

 Pour qui ?

Les Assises s’adressent à l’ensemble des acteurs publics et privés de la formation continue des cadres : concepteurs, responsables RH, managers, formateurs, ainsi qu’aux expertes et experts souhaitant contribuer à une formation continue plus pertinente et accessible.

Avec quels acteurs ?

Elles réunissent des professionnels de la formation continue, des experts, des chercheurs et des décideurs, engagés à différents échelons des organisations, afin de partager des analyses, croiser les regards et faire émerger des propositions concrètes.

Programme 

Ouverture - "Pourquoi se former aujourd'hui ?" 

Cette séquence introductive propose d’explorer les motivations et les freins à l’entrée en formation, dans un contexte de transformations profondes du travail. 
Entre quête de sens et nécessité d’adaptation, pourquoi et comment les individus s’engagent-ils aujourd’hui dans des parcours de formation ? 

Conférencier :

  • Jean Pralong, enseignant chercheur à l’école de Management EM Normandie, titulaire de la chaire Compétences Employabilité et Décision RH  

Structures représentées :  

  • UNESCO, Borhene Chakroun, directeur de la division des politiques et des systèmes d’apprentissage tout au long de la vie
  • OCDE, Malgorzata Kuczera, cheffe de projet et analyste économique de l'OCDE
  • DGAFP, Véronique Peaucelle-Delelis, directrice du groupe des instituts de service public(G-ISP) - DGAFP
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 Jean Pralong

Jean Pralong, enseignant chercheur et professeur en sciences de gestion  à l’école de Management EM Normandie, titulaire de la chaire Compétences Employabilité et Décision RH .

Jean Pralong est titulaire de la chaire "Compétences, Employabilité et Décision RH" et directeur de l’Institut EM Roads.

Ses recherches se situent à la croisée de la psychologie du travail et de la sociologie des professions : elles portent sur la manière dont les trajectoires professionnelles se construisent, sur les représentations que les actifs se font de leur carrière et de leur employabilité, et sur les instruments - tests, référentiels, algorithmes de matching - par lesquels les organisations prétendent objectiver ces réalités. Une part importante de son travail consiste à soumettre ces instruments à la critique : que mesurent-ils réellement, que produisent-ils sur ceux qui y sont soumis, et quelles décisions autorisent-ils ? 

Thème d'intervention :

Tout le monde parle de sens. On le perd, on le cherche, on le retrouve, on le "redonne". Le mot s’est installé partout où l’on parle du travail au point de devenir la clé qui explique tout : la démission silencieuse, l’absentéisme, la crise des vocations, l’épuisement des encadrants, etc.  Une clé qui ouvre toutes les portes n’en ouvre généralement aucune. Mais mon hypothèse est plus rude : nous parlons de sens quand nous ne savons plus de quoi parler. 

Les deux grands imaginaires qui donnaient au travail sa grandeur (le récit chrétien, le récit marxiste) ont disparu, et rien ne les a remplacés sinon une mosaïque de "petits imaginaires" bricolés par chacun, enracinés dans des groupes sociaux de plus en plus nombreux et étanches. Ces petits imaginaires stabilisent les individus mais déstabilisent le commun. 

Si le sens ne descend plus d’un grand récit, il ne peut plus être distribué par le haut : ni par une raison d’être, ni par une charte, ni par une circulaire. Il se joue désormais au ras du travail, dans une question très concrète : puis-je faire mon travail, et le faire bien ? Le sens n’est pas une rhétorique que l’on déverser et à laquelle on "fait adhérer", c’est un effet que produit le travail bien fait.  

Le travail possible se mesure. C’est ce que fait l’alignement au travail : la correspondance entre ce qu’une personne apporte ou recherche et ce que sa situation exige ou offre réellement, sur quatre dimensions (compétences, motivations, culture, équipe). Les données du panel SAVEN (300 000 actifs, trente-huit vagues depuis 2012) montrent une érosion lente et continue, qui n’est pas une érosion des compétences ; et un fait nouveau en 2026 : ceux qui décrochent le plus vite sont ceux dont le métier consiste précisément à tenir l’organisation, les encadrants. 

Nous en tirerons des pistes discutables et discutées : cesser de mesurer l’engagement comme une intensité émotionnelle ; substituer à la question "quel sens a votre travail ?" la question "votre travail est-il possible ?" ; rouvrir des espaces de parole sur le travail réel ; et interroger ce que la formation continue peut et ne peut pas faire face à un problème qui relève d’abord de l’organisation. 

Le sens ne se donne pas, il se rend possible.

Jean Pralong

 Borhene Chakroun

Borhene Chakroun est directeur de la division des politiques et des systèmes d’apprentissage tout au long de la vie à l'UNESCO.

Thème d'intervention :

Gouvernance et déploiement des dispositifs de formation tout au long de la vie : au-delà de la compétitivité, quelle place de la formation sur la participation démocratique et citoyenne ?

 Małgorzata Kuczera

Małgorzata Kuczera travaille au sein de la direction de l'éducation de l'OCDE en tant que cheffe de projet et analyste économique. Elle se consacre au programme "Learning for Jobs", qui analyse et soutient le développement des systèmes de formation professionnelle et technique (VET) dans différents pays. Elle est responsable de plusieurs revues de pays et mène des analyses comparatives des caractéristiques des systèmes de VET pour identifier les meilleures pratiques et les facteurs de réussite.

Thème d'intervention :

La demande de compétences en milieu de travail et le rôle de la formation professionnelle : perspective internationale 

 Véronique Peaucelle-Delelis

Véronique Peaucelle-Delelis est directrice du groupe des instituts de service public (G-ISP) - DGAFP

Thème d'intervention :

Être un cadre de la fonction publique de l’État au XXIe siècle : approches référentielles

Partie 1 - "Et si la formation répondait davantage aux besoins des cadres ?"

Tous les cadres ne procèdent pas de la même manière pour s’adapter à un monde professionnel en forte transformation, et leur rapport à la formation évolue. À travers un format dynamique d’échanges et de réflexion, nourri par des regards d’experts complémentaires, nous explorerons ensemble une question centrale : comment construire une offre de formation plus pertinente et plus attractive pour les personnels d’encadrement ?

Intervenants (sous réserve) : 

  • Ilhem Alleaume, présidente du Réseau Emplois Compétences
  • Myriam Benabid, professeure associée en sciences de gestion à Excelia Business School
  • Stéphane Diebold, président de l’AFFEN, l’Association française pour la formation en entreprise
  • Hervé Jouanneau, directeur Orientation et Formation - direction générale de France Travail
  • Bénédicte Le Deley, directrice des ressources humaines chez @souffletmalt
  • Aline Scouarnec, professeure des universités à l'université de Caen
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 Ilhem Alleaume

Ilhem Alleaume est ingénieure, formée en écologie et en production industrielle, et a commencé sa carrière sur des sites de production où elle a observé la transmission pratique du savoir. Elle est ensuite diplômée de Sciences Po et certifiée en administration des entreprises, combinant sa formation scientifique avec une expertise en management. Elle a construit son expérience professionnelle principalement dans le secteur des ressources humaines, notamment chez EDF, où elle a occupé plusieurs postes de direction en gestion des talents, SIRH, recrutement stratégique et transformation. Elle a ensuite été Directrice People Development & Learning France chez L’Oréal de 2020 à 2025, supervisant la formation de plus de 16 000 collaborateurs et développant des programmes innovants comme le "Gen AI for All" Elle est également consultante interne senior chez EDF et professeure affiliée au CNAM, tout en fondant Leadership & Art en octobre 2025 pour accompagner les organisations dans le développement des compétences et la transformation humaine. 
Ilhem Alleaume est Présidente du Réseau Emplois Compétences (REC) auprès du Haut Commissariat à la Stratégie et au Plan. Dans ce rôle, elle pilote des réflexions nationales sur les compétences d’avenir, l’impact des transitions écologique et numérique, l’intelligence artificielle, et l’évolution du travail.

 Myriam Benabid

Myriam Benabid est professeure associée en sciences de gestion à Excelia Business School, au sein du département Ressources humaines et management. Docteure de l’Université Paris-Dauphine PSL, elle consacre ses recherches aux nouvelles formes d’apprentissage au travail et au développement des compétences à l’ère du numérique. Ses travaux portent sur les apprentissages informels numériques, l’apprentissage vicariant et les dynamiques d’apprentissage dans les environnements hybrides. Elle analyse les pratiques des professionnels ainsi que les facteurs organisationnels, managériaux et technologiques qui favorisent ou freinent leurs apprentissages. Ses recherches récentes interrogent le paradoxe de visibilité des apprentissages dans les organisations. Elle est coauteure de l’article The visibility paradox: Impediment or benefit to vicarious learning in hybrid work environments? - Benabid - 2025 - Information Systems Journal - Wiley Online Library, publié dans l’Information Systems Journal, dont les principaux enseignements sont présentés dans The Conversation sous le titre Les réseaux sociaux d’entreprises favorisent-ils vraiment le partage de connaissances ?

Thème d'intervention : 

Les apprentissages informels : que peut-on en apprendre ?

Une grande partie de ce que les adultes apprennent au travail ne passe pas par un dispositif formel de formation. Ils recherchent une information, observent un collègue, consultent un tutoriel, expérimentent une solution, interrogent leur réseau ou utilisent une intelligence artificielle. Ces apprentissages sont quotidiens, mais restent souvent invisibles pour les organisations et parfois pour les personnes elles-mêmes. Que nous apprennent-ils sur la manière de mieux concerner les publics de la formation continue ? Cette intervention flash proposera de déplacer le regard : plutôt que de partir uniquement de l’offre de formation, il s’agira d’observer les situations dans lesquelles les adultes éprouvent réellement le besoin d’apprendre. Qu’est-ce qui déclenche leur engagement ? Pourquoi privilégient-ils certaines ressources ou certaines personnes ? Quelles conditions organisationnelles favorisent ou freinent ces apprentissages ? L’intervention invitera enfin chacun à identifier, dans son activité ou son service, une pratique informelle déjà présente et une action concrète pour mieux la soutenir, la relier aux dispositifs existants ou la mettre au service du collectif.

 Stéphane Diebold

Docteur en économie, président de l’AFFEN, l’Association française pour la formation en entreprise, directeur de TEMNA et directeur de FORMA Radio. Ses travaux se situent au croisement de l’économie, des sciences sociales, de la pédagogie et de la prospective. Ils portent notamment sur l’engagement des apprenants, le marketing de la formation, la transformation numérique des dispositifs, l’intelligence artificielle générative et l’évolution du rôle des responsables de formation.

Thème d'intervention :

"Sait-on donner envie ? Le marketing de la formation"

Le marketing de la formation ne consiste donc pas à mieux communiquer sur une offre existante. Il représente un véritable changement de paradigme. Marketer une formation, c'est d'abord connaître l'apprenant : comprendre ses usages, ses motivations, ses émotions, ses contraintes, ses représentations et ses aspirations avant même de concevoir le dispositif. L'offre n'est plus le point de départ ; elle devient la conséquence d'une connaissance fine des publics.

 Bénédicte Le Deley

(sous réserve), directrice des Ressources Humaines chez @souffletmalt

 Aline Scouarnec

Aline Scouarnec est Professeur des Universités en Sciences de Gestion à l’Université de Caen, rattachée au laboratoire NIMEC, et responsable du Master Ressources Humaines en apprentissage à l’IAE de Caen. Elle intervient également à l’ESSEC Executive Education, où elle dirige le cursus RH en 1 an en formation continue, ainsi que le développement de modules courts de formation RH, totalisant plus de 50 jours de formation depuis 2009. Avant son parcours académique, elle a été responsable des ressources humaines au Conseil régional de Basse-Normandie. Elle est spécialiste de la gestion par les compétences et de la prospective en matière de GRH, avec une attention particulière sur les problématiques de management prospectif des métiers, GPEC, mobilités, employabilité et anticipation des politiques d’emploi et de compétences. Aline Scouarnec occupe plusieurs fonctions : Secrétaire Générale de l’AGRH, Vice-Présidente de Référence RH, responsable de l’Observatoire des métiers de la Fonction RH, et Vice-présidente de l’IAS (Institut d’Audit Social). Elle est également Rédactrice en chef de la revue Management & Avenir, qu’elle a co-créée en 2004 avec Luc Boyer.

Partie 2 - "Repenser la place et l’attractivité de la formation dans un monde en transformation" 

Dans une société et des métiers en transformation, la place de la formation et les enjeux qui y sont associés sont fortement réinterrogés. À l'heure où les outils et les gestes professionnels évoluent régulièrement, où une part croissante des personnels aspire à des évolutions de carrière et où les enjeux de professionnalité et de management sont mieux identifiés, les problématiques de formation se multiplient. Pour autant, la formation peut souffrir d’une image détériorée dans les représentations des personnels : trop éloignée de leurs réalités et de leurs enjeux, trop prescriptives, etc. Cette difficulté peut se retrouver du côté d’employeurs défiants envers certaines offres de formation dont ils interrogent la plus-value pour leur activité. 
Dès lors, comment re-faire de la formation une composante essentielle de parcours de développement professionnel, conciliant aspirations individuelles des personnels et enjeux stratégiques des employeurs ? 

Intervenants (sous réserve) :

  • Isabelle Barth, professeure agrégée des Universités de sciences de gestion, université de Strasbourg
  • Laurent Champaney, directeur général des Arts et métiers
  • Julie Champrenault, adjointe à la sous-directrice des carrières des personnels d’encadrement, MEN/MESR/MSJVA (DE)
  • Raphaël Costambeys-Kempczynski, directeur de l’éducation au Learning Planet Institut (LPI)
  • Christelle Lison, présidente de l’Association internationale de pédagogie universitaire - université de Sherbrooke, faculté d’éducation
  • Gaëll Mainguy, directeur général du Learning Planet Institut (LPI)
  • Claire Pascal, directrice générale de Comundi
  • Cédric Puydebois, directeur général adjoint chargé du développement et de la qualité de la formation, CNFPT
  • Christophe Quesne, dirigeant fondateur du cabinet Quilotoa (1993)
  • Loïc Sémiot, vice-président délégué formation continue et apprentissage - université de Poitiers
  • Sandrine Staffolani, sous-directrice de la stratégie et la transformation des RH - Ministère de l’Éducation nationale
  • François Vandenbrouck, sous-directeur de la formation, de l’innovation et des ressources
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 Isabelle Barth

Isabelle Barth est professeure agrégée des Universités de sciences de gestion, université de Strasbourg.

Thème d'intervention :

Incompétence et désapprentissage, réinventer la formation

 Julie Champrenault

Julie Champrenault est adjointe à la sous-directrice des carrières des personnels d’encadrement, MEN/MESR/MSJVA (DE). 

Thème d'intervention :

Quelles compétences à développer pour répondre aux besoins de l’Institution tout en répondant aux attentes des personnels ?

 Laurent Champaney

Laurent Champaney est un enseignant-chercheur et directeur général de l’École nationale supérieure d’Arts et Métiers, une institution phare de la formation d’ingénieurs en France. Spécialiste en génie mécanique, il a bâti sa carrière sur l’innovation pédagogique et la modernisation des formations pour répondre aux défis de l’industrie du futur. Ses travaux de recherche portent notamment sur la modélisation et simulation des assemblages mécaniques, la dynamique des structures, et l’intégration des incertitudes dans les comportements des systèmes industriels. Il a également enseigné dans plusieurs établissements prestigieux, dont l’ENS Paris-Saclay, UCLA, et a dirigé le Département de Génie Mécanique de l’ENS Paris-Saclay avant de rejoindre Arts et Métiers en 2012 pour y mener une réforme pédagogique ambitieuse. 

Dans ses activités, il aborde des thèmes centraux comme la formation, la recherche, l’industrie, et l’attractivité des métiers industriels, avec une attention particulière pour les enjeux de diversité, d’orientation des jeunes vers l’industrie, et de promotion des femmes dans les filières techniques. Il a d’ailleurs présidé la Commission Diversité de ParisTech et s’est engagé dans des initiatives pour former tous les étudiants aux enjeux climatiques, en signant l’appel du Shift Project en 2019. 

Thème d'intervention :

Triptyque école - entreprise - plateaux techniques : pour une synergie entre formation initiale et continue au service de la montée en compétence du tissu industriel français 

Résumé d'intervention : 

Dans un mode changeant qui s'individualise et se digitalise rapidement, la formation, qu’elle soit initiale ou continue, doit aujourd’hui répondre à un double défi : les aspirations individuelles (épanouissement, évolution de carrière, reconversion) et les enjeux stratégiques des employeurs (adaptation aux mutations technologiques, compétitivité, fidélisation des talents). Pourtant, ces deux dimensions sont souvent perçues comme antagonistes, notamment dans des secteurs comme l’industrie, où les besoins évoluent rapidement et les impacts environnementaux sont forts. Comment réconcilier ces logiques pour faire de la formation un levier à la fois personnel et collectif ? Comment la transformer en une composante essentielle des parcours professionnels, alignée sur les attentes des individus et des organisations ?

 Raphaël Costambeys-Kempczynski

Raphaël Costambeys-Kempczynski est directeur de l’éducation au Learning Plante Institut (LPI).

Thème d'intervention :

Les compétences transversales face aux évolutions du monde du travail

 Christelle Lison

Christelle Lison est professeure titulaire au Département de pédagogie de la Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke (Québec, Canada). Ses travaux s’inscrivent dans le champ de l’enseignement supérieur et de la formation tout au long de la vie. Elle s’intéresse particulièrement au développement de professionnels en exercice, aux innovations pédagonumériques, à l’encadrement aux cycles supérieurs et aux approches inclusives. Ses recherches portent notamment sur les conditions qui favorisent l’engagement dans les apprentissages, l’accompagnement du développement des compétences et la conception de dispositifs adaptés à la diversité des personnes apprenantes. Elle s’intéresse aux transformations des pratiques de formation dans des contextes marqués par l’hybridation et la formation à distance. Ses travaux interrogent notamment la manière de concevoir des dispositifs de formation à la fois flexibles, engageants et porteurs de sens pour des publics adultes aux besoins diversifiés. Très active au sein de la communauté scientifique, elle préside actuellement l’Association internationale de pédagogie universitaire (AIPU) et est rédactrice rédaction en chef de la Revue internationale de pédagogie de l’enseignement supérieur (RIPES). Elle collabore également avec de très nombreux établissements français sur des projets d’envergure favorisant des apprentissages durables. 

Résumé d'intervention : 

Les adultes ne manquent pas d’occasions de se former ! Alors, pourquoi certaines formations suscitent-elles un engagement durable alors que d’autres peinent à mobiliser leurs participants? 

Dans un contexte où les parcours se fragmentent, où les dispositifs s’hybrident et où l’intelligence artificielle transforme progressivement l’accès aux savoirs, la question n’est plus seulement de former, mais de créer les conditions de l’apprenance. Si les possibilités technologiques se multiplient, rien ne garantit la participation active, la persévérance ou le transfert des apprentissages dans la pratique professionnelle. 

Opposer présence et distance n’a plus beaucoup de sens. La véritable question est de savoir quelles interactions favorisent l’engagement, l’apprentissage et le développement de compétences durables.

Christelle Lison

À partir de travaux en pédagogie de l’enseignement supérieur et en formation des adultes, cette intervention proposera un regard scientifique sur les facteurs qui soutiennent l’engagement en formation, en présence comme à distance. Au-delà des outils ou des formats, nous mettrons en lumière les éléments qui donnent véritablement envie d’apprendre : la qualité des interactions, le sentiment d’utilité et d’agentivité, l’autonomie, l’appartenance à une communauté d’apprentissage et l’accompagnement du développement professionnel.

S’appuyant sur des résultats de recherche et des exemples issus de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle, l’intervention explorera différents leviers permettant de concevoir des dispositifs à la fois flexibles, inclusifs et engageants : scénarisation pédagogique, activités collaboratives, rétroaction, accompagnement à distance et usages réfléchis de l’intelligence artificielle. Elle invitera enfin à dépasser certaines oppositions devenues réductrices, notamment entre présentiel et distanciel, pour s’intéresser à une question plus fondamentale : comment concevoir des environnements de formation qui donnent aux adultes non seulement les moyens d’apprendre, mais surtout l’envie de continuer à apprendre tout au long de la vie ?

 Gaëll Mainguy

Gaëll Mainguy est directeur général du Learning Planet Institut (LPI).

Thème d'intervention : 

Les compétences transversales face aux évolutions du monde du travail.

 Claire Pascal

Claire Pascal a réalisé toute sa carrière à des postes de direction dans le secteur de la Formation Professionnelle. Actuellement directrice générale d’un acteur historique de la formation professionnelle, Comundi, au sein du groupe Reworld Media, elle développe une réflexion sur l’adaptation des modes de formation aux besoins évolutifs des actifs et des entreprises. Vice-présidente de la Fédération des Acteurs de la Compétence, elle travaille sur la valorisation de la filière au sein de l’économie française. Elle est également maire adjoint en charge des ressources d’une importante collectivité territoriale des Hauts-de-Seine.

Thème d'intervention : 

Comment la formation peut se réinventer sans se dénaturer ?

 Cédric Puydebois

Cédric Puydebois est actuellement directeur général adjoint au CNFPT, chargé du développement et de la qualité de l’offre de formation de cet établissement public, qui forme plus d’un million d’agents des collectivités territoriales, chaque année.  
Son activité s’inscrit au cœur des enjeux de modernisation de l’établissement, d’adaptation et de développement de son offre de services, destinée aux collectivités territoriales, en lien avec le pilotage de l’activité du réseau des délégations régionales. Auparavant, il a été adjoint au chef de service de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) chargé des ressources et de l’organisation et sous-directeur chargé des politiques de formations et de contrôle au ministère du Travail (DGEFP), au moment de la réforme de l’apprentissage et de la gouvernance de la formation professionnelle (loi du 5 septembre 2018).

Thème d'intervention : 

Construire des parcours de formation qui engagent : l’expérience apprenante des agents territoriaux au cœur des transformations de leurs collectivités.

 Christophe Quesne

Christophe Quesne a créé Quilotoa en 1993 avec un comédien professionnel pour accompagner les entreprises sur les enjeux RH, le management et la communication grâce aux techniques d'acteurs.  

Depuis 33 ans il conduit des missions de formation (Compétences transverses pour différents métiers opérationnels, fonctionnels et de management auprès de toutes les strates de l'entreprise) mais aussi d'accompagnement au changement pour activer les leviers humains du changement. 
Christophe et son équipe apportent à leurs clients un regard systémique sur le fonctionnement des organisations enrichie des apports en sciences humaines (sociologie des organisations, psychologie sociale notamment) qui font souvent défaut aujourd'hui.
Les questions de l'engagement au travail, du sens individuel et collectif sont des moteurs essentiels pour lui.
Par ailleurs, Christophe s'est beaucoup investi dans sa fédération (métier de formateur, qualité et efficacité de la formation, développement international, RSE et nouveaux business models). 

Thème d'intervention :

Comment la formation peut se réinventer sans se dénaturer ?

La formation doit nécessairement faire sa révolution !

Christophe Quesne

 Loïc Sémiot

Loïc Sémiot est professeur agrégé de mathématiques dans le département GEA de l’IUT de Poitiers Niort à  Châtellerault, Université de Poitiers depuis 2003. Il occupe la fonction de vice-président délégué Formation continue et apprentissage depuis décembre 2024. Chef de département GEA de 2017 à 2020  
Il a été également directeur des études GEA 2004-2018 puis 2020-2023.

Résumé d'intervention :

Formation continue à l'université : de la logique de "formation proposée" à la logique de "parcours professionnel construit". 
Et si l'université cessait de proposer un catalogue de formations pour devenir l'interface entre le projet de chaque professionnel et la stratégie de son employeur ? Cette intervention se propose d’explorer comment repenser la formation tout au long de la vie autour de trois leviers indissociables.  
Individualiser d'abord : sortir de la formation "produit standardisé" pour construire, grâce à la modularisation, des parcours à la carte qui partent d'une question simple : quel est votre projet professionnel immédiat, et quelles compétences vous faut-il pour le réaliser ?  
Co-construire ensuite : associer entreprises, branches et territoires pour que l'offre de formation ne se conçoive plus depuis l'université seule, mais depuis les transformations réelles des métiers pour répondre à des besoins.
Pérenniser enfin : comment financer durablement une ambition de formation continue, entre autofinancement, cofinancement avec les employeurs et financements externes de type projets européens ?  
Au fond, "comment de nouvelles formes de formation continue peuvent-elles rapprocher projet individuel et stratégie des organisations ?". Une réflexion stratégique à la croisée des enjeux pédagogiques, économiques et territoriaux , pour tous ceux qui pensent que la formation ne devrait plus se contenter d'exister, mais servir un véritable développement professionnel.

 Sandrine Staffolani

Sandrine Staffolani est sous-directrice de la stratégie et la transformation des RH - Ministère de l’Éducation nationale.

 François Vandenbrouck

François Vandenbrouck est sous-directeur de la formation, de l’innovation et des ressources.

 

Partie 3 - "Formats et ingénieries : vers une culture de l’apprenance" 

Les formats de formation évoluent pour répondre à la diversité des besoins et des rythmes d’apprentissage. Hybridation, modularité, intelligence artificielle, communautés d’apprentissage : autant de leviers pour renforcer l’engagement et l’efficacité des dispositifs. Cette évolution suppose également de concilier innovation pédagogique, exigence éthique et équité d’accès à la formation. 

Intervenants (sous réserve) :

  • Véronique Charlier, DEAFC de l’académie de Reims
  • Stéphane Diebold, président de l’AFFEN
  • Audrey Guidez, DRH ISO&FACE, présidente ANDRH Aquitaine
  • Christophe Jeunesse, professeur des universités en sciences de l’éducation - université Paris-Nanterre 
  • Christian Lamy, directeur de l'IFEN (Luxembourg)
  • Olivier Las Vergnas, professeur en sciences de l’éducation et de la formation - université Paris-Nanterre
  • Christelle Lison, professeure à l’université de Sherbrooke 
  • André Tricot, professeur des universités en psychologie cognitive
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 Véronique Charlier

Véronique Charlier, inspectrice de l’Éducation nationale, est à la fois directrice de l’école académique de la formation continue (DEAFC) et déléguée académique à la formation des personnels d’encadrement (DAFPE) pour l’académie de REIMS. Elle a été préfiguratrice de l’EAFC dès la proposition de mise en place de ce service par le ministère en 2020.

Résumé d'intervention :

Comment les acteurs conçoivent-ils des formations engageantes dans leurs contextes ?  

Face à une certaine démotivation pour la formation, constatée dans toutes les catégories de personnels, apparaît la nécessité d’accompagner ceux-ci à devenir acteurs et décideurs de leur propre développement professionnel.
Parallèlement, il est important que les projets de formation soient le plus possible initiés et construits avec et par les équipes, pour tendre vers des organisations apprenantes, des écoles, des établissements et des services formateurs. Ces projets doivent permettre la construction de parcours collectifs pour l’ensemble des personnels

 Stéphane Diebold

Stéphane Diebold est président de l’AFFEN.

 Audrey Guidez

Audrey Guidez est DRH ISO&FACE, présidente de l'ANDRH Aquitaine

Thème d'intervention :

Regard sur l’engagement en formation

 Christophe Jeunesse

Christophe Jeunesse est Professeur des universités en sciences de l'éducation et de la formation à l'Université Paris Nanterre. Il est responsable de l'équipe ApForD (Apprenance Formation Digital), qui comprend sept enseignants-chercheurs, et il est membre du CREF (Centre de Recherche en Éducation et Formation). Il exerce en outre les fonctions de président du Comité Consultatif de Discipline (CCD) pour la 7ᵉ section du CNU à l'UPN.

Les travaux de Christophe Jeunesse relèvent des sciences de l'éducation et de la formation, avec une approche centrée sur l'apprentissage des adultes en contextes formels et informels. Son domaine de recherche et d'enseignement porte sur ce qui pousse les adultes à apprendre et comment ils s'y prennent, en contextes formels ou informels, particulièrement avec le numérique.  

Initialement, ses intérêts de recherche ont porté sur l'apprentissage collaboratif à distance, les réseaux sociaux d'apprentissage et l'autorégulation groupale. Ses travaux sont aujourd’hui marqués par l’innovation de rupture que constitue l'intelligence artificielle générative : impacts sur la motivation à apprendre, l’autorégulation et la cognition des apprenants. Avec ses collègues, il a également mené des recherches bibliométriques et de synthèse : une analyse de treize années de recherche internationale (2012-2024) sur le digital learning en formation d'adultes, mettant en lumière les usages et effets du numérique et de l'IA générative sur les apprentissages, ainsi qu’une étude des thèses doctorales et HDR sur la formation des adultes soutenues en France entre 2020 et 2023.  

Ses publications récentes (2024-2025) portent notamment sur la reconfiguration des façons d'apprendre par l'IA générative et paraissent dans des revues comme Savoirs et Action publique. Recherche et pratiques (APRP), ainsi que dans le Traité des sciences et des techniques de la Formation. Il accompagne également des professionnels dans leur parcours doctoral.

Thème d'intervention :

Comment les cadres apprennent ? Quels accompagnements, quelles innovations pour accompagner les transitions professionnelles, quelles appropriations des IA génératives ?

 

Le sentiment de perte du métier n'est donc pas nécessairement définitif, il peut être un moment de transition où les compétences et le sens du métier doivent être redéfinis.

Christophe Jeunesse

 Christian Lamy

Christian Lamy est directeur de l'IFEN (Institut de Formation de l'Éducation Nationale), acteur national du développement professionnel continu au sein du ministère de l'Éducation nationale du Grand-Duché de Luxembourg. Docteur en sciences de l'éducation (université du Luxembourg), ses travaux portent sur la professionnalisation des enseignants et les stratégies d'entrée dans le métier. Ancien enseignant, formateur et maître de conférences, il pilote depuis 2021 les missions nationales d'insertion professionnelle, de formation continue et d'accompagnement du développement scolaire.

Thème d'intervention :

Grandir ensemble - Apprentissage professionnel individuel et organisationnel au service de la qualité éducative. Un modèle holistique du développement professionnel continu au Luxembourg.

Résumé d'intervention :

L'apprentissage professionnel des enseignants et des cadres éducatifs n'a de sens que s'il améliore, in fine, les conditions d'apprentissage des élèves. Or le constat est souvent le même : des professionnels qui se forment, mais un transfert dans la pratique qui reste insuffisant. Le Luxembourg a fait le pari d'une approche innovante : considérer chaque professionnel comme un apprenant adulte avec sa manière très singulière de se former, diversifier radicalement les formats de développement professionnel, intégrer la digitalisation comme levier pédagogique, mettre le professionnel en tant que personne, avec ses besoins et son bien-être, au cœur de l'approche, et surtout, penser apprentissage professionnel individuel et développement de l'organisation comme un tout indissociable, au service des élèves. 

Cette master class propose un échange interactif autour de trois questions :

  1. qu'est-ce qui fait qu'un professionnel transforme réellement sa pratique au bénéfice des élèves ?
  2. Comment les cadres de direction - eux-mêmes apprenants - peuvent-ils catalyser une culture d'apprentissage professionnel dans leur contexte ?
  3. Comment relier parcours individuels et projet collectif pour que la qualité éducative devienne une responsabilité partagée ?

Le regard croisé entre les contextes luxembourgeois et français promet des moments d'apprentissage particulièrement riches : des défis partagés, des réponses différentes, et des clés de lecture directement transférables.

Le leadership dans une organisation apprenante, ce n'est pas seulement piloter, c'est accompagner, permettre l'expérimentation et se développer soi-même en continu.

Christian Lamy

     Olivier Las Vergnas

    Olivier Las Vergnas est professeur en sciences de l’éducation et de la formation - université Paris-Nanterre.

    Thème d'intervention :

    Comment les cadres apprennent ? Quels accompagnements, quelles innovations pour accompagner les transitions professionnelles, quelles appropriations des IA génératives ?

     Christelle Lison

    Christelle Lison est professeure à l’université de Sherbrooke.

    Thème d'intervention :

    La transformation des pratiques et l’hybridation

     André Tricot

    André Tricot est professeur des universités en psychologie cognitive.

    Thème d'intervention :

    L’innovation pédagogique en formation 

     

    Partie 4 - "Reconnaître et valoriser les compétences" 

    La reconnaissance des compétences constitue un enjeu central pour sécuriser les parcours professionnels. Entre certifications, badges, VAE et nouvelles formes de validation, comment construire un cadre lisible, équitable et adapté à la diversité des apprentissages ? 

    Intervenants (sous réserve) :

    • Hubert Grandjean, président de l’AFDEC Consulting et vice-président de l'Association ADevComp
    • Gwennaelle Kervegant, responsable des dispositifs de validation : VAE-VES-VAPP - université de Rennes
    • Alessia Lefébure, directrice Sciences Po Aix
    • Emilien Sanchez, directeur du projet national Digital FCU
    Cliquez pour plus d'informations sur les intervenants :

     Hubert Grandjean

    Hubert Grandjean, président de l’AFDEC Consulting et vice-président de l'Association ADevComp

    Thème d'intervention :

    "Mieux organiser la reconnaissance pour rendre visibles les compétences et les contributions réellement mobilisées dans le travail, pour renforcer l’engagement, la coopération et la fidélisation"

     Gwennaelle Kervegant

    Gwennaëlle Kervegant est responsable des dispositifs de validation (VAE-VES-VAPP) au service "formation continue et alternance" de l’université de Rennes. Spécialiste de la formation des adultes et de l’ingénierie de formation et pédagogique, elle œuvre depuis plus de vingt ans à l’individualisation des parcours et à la reconnaissance des acquis de l’expérience.
    Elle pilote et développe des dispositifs d’accès à la certification, notamment des projets de VAE collective et hybride, tout en coordonnant des équipes et des partenariats avec les acteurs socio-économiques. 
    Ses missions intègrent également la professionnalisation des acteurs de la VAE, la communication et le développement de l’offre dans une logique de qualité et d’accessibilité des certifications à l’université de Rennes.

    Thème d'intervention :

    "De l’expérience à la certification : comment l’université peut-elle individualiser les parcours ?"

    Résumé d'intervention :

    Et si l’accès à la certification commençait non par un diplôme, mais par la personne, son expérience et son projet ? 
    La Validation des acquis de l’expérience (VAE) permet de reconnaître et de valoriser les compétences développées au fil des parcours professionnels et professionnalisants. Mais comment aller plus loin et construire, à partir des acquis de chacun, un chemin d’accès à une certification reconnue, cohérent avec son projet et compatible avec sa réalité ?
    Identifier la certification ou le diplôme universitaire le plus pertinent, c’est d’abord écouter, analyser et comprendre : le parcours, les compétences, les capacités, les aspirations, mais aussi le rythme de vie, les contraintes, l’organisation et les besoins de la personne. 
    Quelles étapes permettent de passer de l’analyse des acquis à la construction d’un parcours individualisé ? Quels leviers mobiliser ? Et comment combiner VAE, formation, accompagnement et autres modalités pour rendre possibles des parcours hybrides, réalistes et réalisables ? 

    L’accès à une certification repose sur la capacité des dispositifs à s’adapter finement aux parcours de vie. L’individualisation devient une exigence systémique, pas un supplément.

    Gwennaelle Kervegant

     Alessia Lefébure

    Sociologue, Alessia Lefébure est directrice de Sciences Po Aix. Ses travaux interrogent les transformations de l'action publique à travers la circulation des savoirs, des modèles de formation et des politiques publiques. Dans une perspective comparée et internationale, elle étudie les politiques d'enseignement supérieur, la formation des cadres et les transformations des organisations publiques. 

    Ses recherches et ses responsabilités académiques l'ont conduite à exercer en France puis plusieurs années aux États-Unis et en Chine. Après avoir dirigé le développement international de Sciences Po puis le programme Alliance à Columbia University, elle a été directrice des études de l'École des hautes études en santé publique (EHESP), puis directrice de l'Institut Agro Rennes-Angers, avant de prendre la direction de Sciences Po Aix. 

    Elle enseigne les politiques publiques comparées. Chercheuse à l'UMR Arènes et chercheuse associée au Centre de sociologie des organisations (CSO), ses travaux récents portent sur la formation des cadres publics et les conditions de transformation de l'action publique face aux grandes transitions. Elle préside le collectif "Une fonction publique pour la transition écologique". Elle est notamment l'auteure de Les Mandarins 2.0. Une bureaucratie chinoise formée à l'américaine ? (Presses de Sciences Po, 2020). 

    Thème d'intervention : 

    La formation des cadres publics et les conditions de transformation de l'action publique face aux grandes transitions.

    Former à la transition ne consiste pas seulement à transmettre des connaissances : c'est créer les conditions pour que les agents publics puissent agir.

    Alessia Lefébure

     Emilien Sanchez

    Emilien Sanchez est responsable du département de la formation professionnelle de France Université Numérique (FUN) et directeur du projet national Digital FCU.
    Il pilote le développement d’une offre universitaire de formation continue numérique, accessible à grande échelle, en lien avec un consortium d’établissements d’enseignement supérieur. Ses travaux portent notamment sur les modèles de formation, leur diffusion, leur soutenabilité et la reconnaissance des compétences acquises. Il s’intéresse particulièrement aux micro-certifications et aux conditions permettant de rendre les acquis lisibles pour les apprenants, les employeurs et les institutions.

    Thème d'intervention :

    "Les micro-certifications : un chaînon entre apprentissages courts et parcours professionnels, au service de la progression de l’apprenant"

    Résumé d'intervention :

    À mesure que la formation continue se diversifie et se modularise, comment rendre visibles et crédibles les compétences acquises dans des parcours qui ne prennent plus toujours la forme d’un diplôme long ? À partir de l’expérience de France Université Numérique et du projet national Digital FCU, l’intervention interrogera les conditions permettant à des formations courtes, numériques et universitaires de produire une reconnaissance réellement utile. Il ne s’agit pas d’opposer diplômes, VAE, badges, certifications et micro-certifications, mais d’organiser leur complémentarité.
    Trois tensions seront mises en discussion : granularité ou lisibilité ; flexibilité ou confiance ; capitalisation ou multiplication de signaux difficiles à interpréter.
    Le rôle des universités comme tiers de confiance sera particulièrement abordé : expliciter les acquis, garantir une évaluation robuste et rendre la reconnaissance compréhensible par les employeurs. Les micro-certifications seront enfin envisagées comme un chaînon possible entre apprentissages courts et parcours professionnels, à condition qu’elles servent la progression de l’apprenant plutôt qu’une simple accumulation de preuves.

    Le défi n’est plus seulement de former davantage : il est aussi de rendre visibles des apprentissages plus courts, plus modulaires et plus proches des situations professionnelles.

    Emilien Sanchez

     

    Conclusion : "Vers une nouvelle écologie de la formation"

    Les Assises donneront lieu à une synthèse collaborative des travaux et à la production d'un livrable destiné à accompagner les acteurs dans leurs pratiques.

    Les Assises de la formation continue des cadres 2026 - du 19 au 21 octobre 2026 - programme

    Télécharger le programme complet

     

    Une sélection documentaire pour aller plus loin

    Pour approfondir les enjeux des Assises, découvrez une sélection de ressources consacrée à la formation continue réalisée en amont de l'événement :

     

    Consulter la sélection documentaire

    Informations pratiques

       Du lundi 19 octobre 2026, 13h45, au mercredi 21 octobre, 12h30 à l'Institut des hautes études de l’éducation et de la formation (IH2EF)
    Téléport 2 - Bd des Frères Lumière, 86963 Futuroscope Chasseneuil

     Modalités d'inscription

    • La participation est prise en charge pour les personnels relevant des ministères de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur ou d’une autre fonction publique.
    • Les participants issus du secteur privé peuvent s’inscrire selon deux formules : 
      • un tarif de base à 80 € (droits d’inscription et 5 repas) ;
      • un tarif premium à 200 € incluant les droits d’inscription, les repas et deux nuitées d’hébergement.

      Accueil et conditions de séjour

    • Hébergement à la charge des participants et participantes sauf pour les personnels relevant des ministères de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur ou d’une autre fonction publique, pris en charge par l’IH2EF.
    • Transport à la charge des participants et participantes. Pour les personnels de l’éducation nationale, la prise en charge se fera via les académies de rattachement.
    • Restauration locale et responsable : repas issus de circuits courts et de saison, en partenariat avec API Restauration, pris en charge par l’IH2EF pour les personnels relevant des ministères de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur ou d’une autre fonction publique.
    • Des temps informels ponctueront les Assises pour favoriser les échanges et créer des synergies durables.

    CASDEN Banque populaireCet événement bénéficie du soutien de la CASDEN Banque Populaire.

    Inscription

    Vous souhaitez participer à l’édition 2026 des Assises de la formation continue ? Renseignez ce premier formulaire : vous recevrez ensuite, par mail, le formulaire d’inscription correspondant à votre profil.
    Pour toute question concernant le processus d'inscription, contactez Christine Contré.

    Contacts 

       Pour toute information complémentaire concernant les Assises de la formation continue, n'hésitez pas à contacter Nicolas Ménagier.